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SONY A7S III, un boîtier polyvalent et mature

Pas de surenchère dans cette nouvelle version de l’Alpha 7S ! Sony a fait le choix de s’en tenir à la définition 4K UHD, mais en lui offrant une fiabilité et une efficacité de niveau professionnel. Il a également doté ce nouveau boîtier d’une multitude d’améliorations ergonomiques et fonctionnelles qui en font un outil vidéo ultra performant.

 

«  Un tout nouveau processeur Bionz XR, de surcroît monté en double cœur sur l’A7S III, apporte huit fois plus de puissance »

«  L’image est magnifiée par le nouveau grand viseur haute résolution qui grimpe à quasiment 9,44 millions de points. Une définition exceptionnelle et unique à l’heure actuelle sur un appareil de ce type »

La monture E lancée en 2010 démontre toute sa modernité et sa fiabilité technologique plus de 10 ans après. Le viseur de l’A7S III repose sur une dalle Oled d’une définition record de 9,44 Mpts.

Définition sage

L’A7S III se dote d’un nouveau capteur plein format Exmor R (BSI) rétroéclairé, limité à 12,1 Mpxl. Le photographe trouvera probablement cela trop raisonnable alors que le vidéaste, lui, appréciera sa grande sensibilité en basse lumière et sa capacité à réduire le crénelage de l’image vidéo (aliasing ). Mais c’est surtout l’adoption d’un tout nouveau processeur Bionz XR, de surcroît monté en double cœur sur ce boîtier, qui vient le « survitaminer » en apportant huit fois plus de puissance. 

Si l’enregistrement en interne se limite ici à de la 4K UHD, c’est en 4:2:2 10 bits jusqu’à 120 im/s (H.264 en XAVC-S ou H.265 en XAVC-HS, le nouveau format de Sony), ou en 4K UHD All-Intra jusqu’à 120 im/s avec un débit possible de 600 Mbits/s à 60 im/s sur carte CFexpress-A. 

Le FHD peut pour sa part atteindre 240 im/s en 4:2:2 10 bits. La large gamme de vitesses utilisables autorise ainsi des ralentis très fluides dans les meilleures qualités d’image et des accélérés de type time-lapse. Pas de Raw 4K en interne, mais celui-ci est toutefois enregistrable en 4,2K 16 bits via la sortie HDMI (2,1) sur un enregistreur externe compatible. 

Quant à l’audio, outre le classique enregistrement en LPCM 48 kHz 16 bits deux canaux via le micro stéréo intégré ou un micro externe sur prise mini jack 3,5 mm, celui-ci peut aussi s’effectuer en 48 kHz 24 bits quatre canaux. À condition pour cela de passer par la griffe Mi-Shoe et un microphone compatible (kit adaptateur XLR-K3M en option). 

 

Passer du performant à l’ultra performant

L’ergonomie du boîtier, désormais tropicalisé, a été revue. L’A7S III adopte un écran orientable de 3 pouces et d’une définition de 1,44 Mpxl. Il est réversible et tactile, monté sur rotule. On remarque aussi les doubles slots pour cartes mémoire, qui offrent chacun une double compatibilité SD et CFexpress-A afin de pouvoir supporter les plus gros débits vidéo. 

La petite molette qui était sur la partie haute à l’arrière se trouve maintenant sur le dessus, ôtant ainsi le risque de l’accrocher du bout du pouce. Sony y a également placé le nouveau bouton de déclenchement Rec, en remplacement du bouton C1 passé à l’arrière en remplacement du bouton C3, ce dernier migrant pour sa part sur le dos du boîtier à gauche du bouton « Menu ». 

Le bouton C4, lui, ne change pas de place. Vous suivez ? 

De fait, ce déclencheur vidéo tombe plus naturellement sous l’index. Il est également possible de déclencher la captation vidéo par le biais du « Suivi tactile » en touchant simplement l’écran. Un nouvel indicateur d’enregistrement sous forme d’une bande rouge entourant le cadre apparaît à l’écran, qui s’avère nettement plus identifiable, même de loin, que le minuscule « Rec » rouge auquel on était habitué.

 

Faciliter la vie du cadreur vidéo

L’image est magnifiée par le nouveau grand viseur haute résolution 0,64 pouce qui grimpe à quasiment 9,44 millions de points. Une définition exceptionnelle et unique à l’heure actuelle sur un appareil de ce type, qui ne manquera pas de ravir tout cadreur vidéo pro. L’architecture des menus a été repensée de façon plus logique et surtout plus lisible grâce à des onglets verticaux de couleurs différentes. 

Enfin, l’A7S III est doté d’un joystick de contrôle, d’un blocage de la molette de compensation d’exposition et d’un bouton-poussoir AF-ON en remplacement du précédent curseur AF/MF. L’A7S III est aussi le premier appareil de la gamme Alpha à supporter le mode USB PD (Power Delivery) qui autorise l’usage d’une alimentation électrique puissante capable de réduire la consommation de la batterie interne, et donc permettre de tourner plus longtemps. 

En prise de vues à main levée, la stabilisation sur cinq axes du capteur est tout à fait convaincante même si le petit effet de « tangage » sur les bords du cadre est toujours là quand on filme tout en marchant. Pour atténuer celui-ci, l’A7S III propose en sus une stabilisation électronique logicielle dite « Active » via un léger recadrage supplémentaire. Une stabilisation optique disponible sur un objectif peut s’ajouter à tout cela.

 

Un autofocus au doigt et à l’œil

Sur le terrain, il est indéniable que cet A7S III « cavale » bien, même très bien. Il réagit promptement à toutes les sollicitations et délivre un rendu d’image très « propre » y compris en basse lumière avec une très belle dynamique. On se réjouit de voir ici de beaux noirs profonds et une colorimétrie bien équilibrée même sous éclairage Led ou Fluo. 

Le rolling shutter n’a pas disparu à l’usage de l’obturateur électronique, mais il est effectivement minimisé. Le A7S III supporte les courbes de gamma S-Log3 (désormais en 4:2:2 10 bit), S-Gamut3 et S-Gamut3.Cine ainsi que le profil HLG (Hybrid Log Gamma), facilitant la postproduction et le mélange entre diverses sources de rushes. Il offre également dix préréglages de rendus créatifs « Creative Look », dérivés de la caméra cinéma Sony VENICE, utilisables tels quels ou personnalisables (huit réglages) et mémorisables.

Mais c’est l’autofocus, hérité du FX9 et utilisable dans tous les modes, qui mérite que l’on s’y attarde au vu de ses multiples capacités. Il utilise un mode hybride combinant détection de phase et détection de contrastes qui œuvre sur 92 % du champ. Il permet d’obtenir une réactivité inégalée et offre sept réglages supplémentaires de transition de mise au point automatique (pour passer d’un sujet au premier plan à un sujet éloigné) ainsi que cinq niveaux de sensibilité permettant de maintenir le net (ou le flou) sur un sujet déterminé dans le cadre. 

Outre le suivi en temps réel d’un œil humain ou animal, le A7S III bénéficie aussi du mode « Suivi tactile » capable d’ancrer la netteté de manière intuitive sur un sujet simplement touché du doigt sur l’écran. Un vrai bonheur en reportage avec un appareil plein format dont on sait à quel point son grand capteur peut rendre la mise au point délicate. Enfin, au chapitre des « petites », mais parfois bien utiles fonctions, on note la présence de l’enregistrement par intervallomètre, l’extraction de photos depuis les vidéos enregistrées et l’accès à des réglages personnalisés du zoom numérique. Des éléments non négligeables !

 

VERDICT

S’en tenir à de la 4K UHD est un pari un peu osé pour Sony mais le fabricant mise sur une fabrication soignée, une ergonomie largement améliorée, une réactivité inégalée en autofocus, une qualité d’image exceptionnelle y compris en faible lumière, et une autonomie allongée pour séduire les réalisateurs vidéo experts et pros qui souhaitent investir dans une machine exploitable dans les tournages les plus exigeants. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si le A7S III supporte le profil HLG et des courbes de gamma S-Log calquées sur celles de caméras pros comme la Sony FX9.

Nu : 4 199 €

 

OBJECTIFS IDÉAUX POUR LE SONY A7S III

SONY FE 16-35 MM F/2,8 G MASTER

Un très grand-angle qui permet de photographier ou filmer des scènes de vue larges. Il excelle sur la plage 16-24 mm ou le piqué est excellent voire superlatif, même dans les angles.

SONY FE 24-70 MM F/2,8 GM

Ce zoom de la gamme G Master brille par une construction de très haut niveau. En reportage sa plage de focales offre une zone de confort et l’ouverture constante à f/2,8 est précieuse en basse lumière.

SONY FE 50 MM F/1,2 G MASTER

Ce 50 mm, tout juste annoncé, détonne par son ouverture à f/1,2, inédite dans la gamme G Master. Il promet des bokehs somptueux pour isoler un sujet en photo comme en vidéo.

TÉMOIGNAGE

PHOX AIX-EN-PROVENCE – ACCRO PHOTO

Frédéric Cerfolli

C’est un très très bon boîtier pour la vidéo.

Cet A7S III offre vraiment tout ce que peut attendre un vidéaste qui recherche un boîtier compact et évolutif. La stabilisation, la qualité d’image, l’autofocus et ses capacités en basse lumière le rendent apte aux réalisations les plus ambitieuses. C’est très complet avec notamment le profil S-Cinetone qui permet un rendu très cinématographique avec des couleurs très chaudes. Il faut aussi noter la capacité d’enregistrer en interne en 4K UHD (4:2:2 sur 10 bits). Peu de boîtiers ont actuellement ses capacités.

1.AF avec suivi de l’œil

 

L’autofocus peut détecter un visage même partiellement plongé dans la pénombre grâce à une analyse « intelligente » de ses diverses caractéristiques et de suivre en temps réel un œil humain (avec différenciation gauche-droite) de manière très réactive. En mode « Suivi tactile », il peut également s’ancrer sur un sujet touché sur l’écran.

 

2.Réglages niveaux

 

De petits détails fonctionnels facilitent la vie du cadreur vidéo opérant en solo. Le Sony A7S III offre en effet la possibilité d’agir directement en cours d’enregistrement et en mode tactile sur des réglages tels que celui du niveau audio ou de la balance des blancs. Avec la stabilisation, il est ainsi véritablement taillé pour un tournage « run and gun ».

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3.Fichiers Proxy

 

Les fichiers à faible débit binaire (6, 8, 9 ou 16 Mbits/s) peuvent être enregistrés en 1920 x 1 080 pixels ou 1 280 x 720 pixels parallèlement à ceux à hauts débits, excepté dans certaines configurations de vitesses élevées. À l’usage, ils facilitent la prévisualisation, réduisent la charge des ordinateurs et accélèrent le flux de travail. Idéal po prémontage avant postproduction finale.

 

Eduardo

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