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Maîtrisez la technique du Fill-in avec votre flash

Utiliser un flash en plein jour, alors que la lumière est abondamment présente peut paraître incongru. Pourtant cette technique de prise de vue rend bien des services pour réussir des clichés saisissants. Explications.

« Cette technique photographique consiste à utiliser la lumière d’un flash en appoint de la lumière naturelle ambiante, pour éclaircir les parties d’une image qui seraient autrement sous-exposées »

Le portrait de ce cavalier en contre-jour a nécessité le flash pour déboucher son visage au premier plan et conserver en arrière-plan la lumière du coucher de soleil.

Le flash SB-5000 chez Nikon bénéficie d’une bonne puissance (un nombre-guide donné de 34,5 pour 100 Iso) et propose pléthore de réglages : synchronisation ultra-rapide auto FP, mémorisation FV, synchro lente, atténuation yeux rouges, synchro sur le second rideau, correction de l’exposition.

Alors que les prouesses des boîtiers modernes dans la gestion des hautes sensibilités pourraient laisser penser que l’usage d’un flash n’est plus nécessaire, ce dernier est souvent décisif en certaines circonstances.

C’est le cas quand la lumière ambiante, pourtant généreuse, crée des déséquilibres entre les zones claires et les zones sombres de l’image. Dès lors déboucher certains plans à l’aide d’un flash, dont l’éclair doit être savamment dosé, est indispensable.

Qu’est-ce que le fill-in ?

Le fill-in est une technique photographique qui consiste à utiliser la lumière d’un flash en appoint de la lumière naturelle ambiante, pour éclaircir les parties d’une image qui seraient autrement sous-exposées. « Fill-in » est un terme anglais qui signifie « remplir ».

Ainsi, le photographe qui maîtrise cette technique peut apporter des corrections qui vont permettre d’obtenir une photo correctement exposée sur tous les plans.

Quand utiliser le fill-in ?

Lumière trop directe et zénithale, intensité maximale (par exemple sur la neige dont l’indice de réflexion est élevé) et contre-jour sont souvent des situations que le photographe doit contrôler.

Les capteurs des appareils ne sont plus en mesure de gérer automatiquement de tels écarts de plage dynamique et vos photos seront alors sombres ou trop exposées.

L’usage d’un flash pour compenser ces écarts de luminosité est indispensable afin de rééquilibrer les plans de la scène.

Prenons l’exemple d’un portait en contre jour. Si l’arrière plan est lumineux, le visage de votre modèle se trouve alors dans une zone d’ombre qu’il va falloir déboucher avec votre flash, surtout si celui-ci porte une casquette.

Les lumières d’été sont souvent propices à ce genre de dilemme entre premier et second plan. Ainsi en cumulant lumière naturelle (en arrière plan) et lumière d’appoint du flash (en premier plan) il est possible de faire ressortir les détails du visage sans pour autant renoncer à l’équilibre tonale de la scène située derrière votre sujet.

L’éclair étant dosé et dirigé sur le faciès pour en faire ressortir tous les détails et « déboucher » les ombres indésirables alors que l’arrière plan est équilibré grâce à la lumière du jour.

C’est le cas pratique par excellence pour acquérir les bases de cette technique et ajuster son exposition en fonction des écarts de luminosité.

De même, la technique du Fill-In peut être précieuse pour figer un mouvement et bénéficier d’une vitesse d’obturation suffisamment élevée pour avoir votre sujet bien net au premier plan.

Prenons l’exemple d’un vol de mouettes qui se détache au premier plan d’une scène.

Utiliser le flash en second rideau pour figer le mouvement des oiseaux sans sacrifier l’exposition du ciel sur lequel se détachent les arabesques des oiseaux est primordial. Sans flash, la photo serait quasiment irréalisable et l’effet visuel beaucoup moins percutant.

Au-delà de la gestion des contre-jours, le Fill-In peut également permettre de réussir un effet artistique. Instinctivement, le regard est  toujours guidé par les éléments les plus lumineux de la scène.

Cumuler une source de lumière artificielle sur le premier plan de votre image (un portrait, un objet, etc) avec la lumière ambiante en arrière plan, est l’assurance d’un effet plus dynamique sur votre cliché final. Le contraste et la gamme tonale de ce dernier s’en trouveront améliorés.

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Optez pour les bons réglages

Pour mettre en œuvre cette technique, le photographe va devoir apprécier plusieurs réglages. Il faut savoir doser la puissance de l’éclair pour que celui-ci reste discret et ne produise par une surexposition en arrière-plan.

Souvent le mode manuel ou priorité vitesse est recommandé pour exposer correctement l’arrière-plan et doser l’intensité de l’éclair sur le premier plan en conséquence. L’emploi d’un diffuseur, qui permet de moduler l’intensité de l’éclair, peut être nécessaire et pratique.

De même il faudra trouver la bonne distance par rapport au sujet éclairé par le flash. Trop éloigné, la puissance de l’éclair qui dépend du nombre-guide n’aura aucun effet.

Le spectre colorimétrique d’un éclair étant proche du blanc (lumière du jour), l’emploi d’un filtre orange ou jaune peut être précieux pour obtenir une meilleure harmonie des teintes restituées.

C’est particulièrement vrai en intérieur ou face à un coucher de soleil ou les couleurs sont plus chaudes. Autre dilemme, il faudra vérifier la synchronisation des vitesses entre le flash et le boîtier.

L’exposition est gouvernée par le laps de temps qui s’écoule entre l’ouverture et la fermeture des rideaux de votre obturateur, c’est la vitesse d’obturation. Si vos réglages intiment une vitesse supérieure à la synchro X de votre boîtier, le flash ne pourra pas fonctionner.

Plusieurs réglages existent (voir encadré) afin d’obtenir une exposition juste et une bonne harmonie entre les différentes sources lumineuses. C’est la raison pour laquelle, vous procèderez à des tests préalables pour affiner vos réglages définitifs à chaque prise de vue.

La synchronisation flash

La vitesse de synchronisation du flash (synchro X) représente la vitesse d’obturation la plus élevée à laquelle il est possible de prendre une photo au flash. Celle-ci doit-être inférieure ou égale à la vitesse de synchronisation flash de l’appareil photo.

Selon la nature du sujet, il vous faudra paramétrer le déclenchement de l’éclair sur le premier ou le second rideau ou encore privilégier un mode haute vitesse (FP ou HSS) pour obtenir une exposition juste et équilibrée.

La synchro sur le premier rideau permet de produire un éclair au moment du déclenchement, sur le second rideau en toute fin d’exposition. Enfin le mode FP (haute vitesse) permet de simuler un éclairage continu par une série d’éclairs rapides tout au long du temps de pose.

Eduardo

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