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Le Grand Angle

Un objectif grand angle permet de cadrer un champ plus large que celui qui semble naturel au premier coup d’œil, soit environ une focale de 35 à 45 mm sur un 24 × 36. Or plus petite est la focale, plus large est l’angle de champ. On peut estimer que le grand angle commence à 28 mm et qu’un zoom standard qui démarre à 28 mm – par exemple un 18-55 mm APS – dispose d’une position grand angle. Qui plus est un objectif de focale inférieure à 20 mm est considéré comme un super grand angle.

Destiné aux boîtiers APS, un zoom entrée de gamme stabilisé cadrant comme un15-30 mm en 24 × 36 permet de faire l’apprentissage de la photo au très grand angle.

L’étagement des plans combiné avec la grande profondeur de champ permise par les grands angles permet de donner du relief à un paysage. Focale 24 mm à f/9 sur capteur 24 x 36.

Comparaison des cadrages au grand angle en 24 x 36 (de 8 à 28 mm) et des cadrages d’un zoom standard de reportage (de 24 à 70 mm). Document Sigma

Un ultra-grand angle permet des cadrages audacieux, ici avec le soleil dans le champ. Focale 10 mm à f/11 sur capteur APS-C.

En se rapprochant beaucoup du sujet tout en choisissant une très grande ouverture un grand angle permet aussi des effets de flous arrière saisissants. Focale 24 mm à f/1,4 sur capteur 24 x 36.

«  On peut faire le choix d’un angle de champ très large pour des raisons de créativité, pour donner à son image une perspective surprenante. »

«  Avec un très grand angle on ne peut produire un flou important qu’à la condition de disposer d’un objectif très lumineux et de photographier de près. »

Un grand angle, pourquoi faire ?

On ressent le besoin d’utiliser un grand angle où bien un super grand angle quand le sujet que l’on veut photographier n’arrive pas à entrer dans le cadre : monument que l’on ne peut pas avoir entier par manque de recul, scène de famille en intérieur, paysage grandiose qui semble étriqué en focale standard…

Mais on peut aussi faire le choix d’un angle très large pour la créativité, en jouant sur la distance entre le premier plan et l’arrière plan très lointain, où pour donner à son image une perspective en plongée où en contre-plongée par rapport au sujet.

En reportage le grand angle donne de la dynamique aux images par exemple au cœur d’une manifestation où sur la scène d’un concert, mais attention les visages peuvent apparaître déformés ! 

Ces effets seront d’autant plus accentués que l’angle de champ est large, avec une mention particulière pour les grands angles fish-eyes qui déforment beaucoup le sujet mais permettent d’embrasser une scène à 180°.

Par comparaison, un objectif standard tel qu’un 45 mm en 24 × 36 couvre 50° et un 24 mm, grand angle de base sur les zooms trans-standard pro, 84°. Quand on choisit un 16 mm – les zooms 16-35 mm sont très courants en 24 × 36 et leurs équivalents APS 10-24 mm sont très populaires – on embrasse un champ de 107° et les zooms les plus larges tels les 12-24 mm « plein format » et 8-16 mm APS permettent de cadrer jusqu’à 122°.

En contre-partie, plus large est l’angle, plus nombreux sont les obstacles qui peuvent se présenter pour une prise de vue réussie.

Soigner son cadrage

Plus large est l’angle de champ, plus d’éléments peuvent entrer dans l’image. Et c’est le but recherché à l’origine. Mais la chasse aux objets parasites est aussi la contre-partie pour ne pas photographier des intrus comme des poteaux, des fils électriques, des camions… Il vaut mieux prendre son temps pour bien composer son image au grand angle.

Il est utile de disposer d’un viseur montrant le cadrage exact, tout en se souvenant que le post-traitement que pourra nécessiter son image peut supprimer des détails. Dans ce cas on se donnera une marge. Ainsi il n’est pas toujours possible de cadrer frontalement son sujet sans incliner l’appareil, malgré les témoins d’horizon sur les deux axes maintenant présents sur beaucoup de boitiers.

Quand on utilise un grand angle, c’est par manque de recul par rapport à un monument, et même quand c’est possible d’être bien horizontal on va capter une très grande partie du sol devant soi, d’où la tentation d’incliner un peu le boitier au cadrage pour avoir plutôt du ciel que du goudron.

Dans ce cas on devra cadrer plus largement que ce que l’on souhaite pour l’image finale, car le clocher redressé (en post-production) mais tronqué est bon pour la poubelle. Seule solution : acheter un grand angle à décentrement, à mise au point manuelle mais dont le tarif est dissuasif pour la plupart des amateurs.

Jouer avec les règles

En revanche avec un paysage trop monotone manquant de premier plan, incliner l’appareil vers le haut pour mettre en valeur un beau ciel traversé de nuages spectaculaires, ne produira pas de déformation trop gênantes sauf peut-être au niveau des arbres.

Enfin comme il sera impossible de redresser les lignes de fuite si on photographie un immeuble depuis le trottoir d’en face; il faut au contraire s’en accommoder en construisant sa composition avec des perspectives spectaculaires. L’effet grand angle est souvent plus facile à maîtriser quand on est habitué à composer ses images avec des lignes de force en diagonale plutôt qu’en prise de vue frontale.

Et l’effet sera accentué quand on peut trouver un premier plan, ou un étagement de plusieurs plans à courte et moyenne distance qui vont donner un effet de relief à son cliché.

Le net et le flou

La grande profondeur de champ obtenue en fermant à f/8 où f/11 permet d’obtenir une bonne netteté à la fois sur le premier plan et sur l’arrière-plan. Cette caractéristique est essentielle en photo d’architecture intérieure, par exemple dans la nef d’une cathédrale, surtout quand l’objectif ou le boitier offre une stabilisation permettant de choisir des vitesses très basses, puisque la vitesse de sécurité est fonction de la focale.

On peut donc choisir une petite ouverture et des ISO pas trop élevés et descendre sans problème au 1/4s avec une focale équivalent à 20 mm en 24 × 36. Avec une longue focale on joue aisément avec des flous pour simuler la profondeur dans l’image, avec un premier plan flou et un arrière plan net ou l’inverse.

Mais avec un très grand angle on ne peut produire un flou important qu’à deux conditions : disposer d’un objectif très lumineux et photographier son sujet principal à très courte distance.

Ce type d’effet sera plus difficile à obtenir avec un 12 mm ouvert à f/4,5 qu’avec un 24 mm ouvert à f/1,4 ! D’où l’intérêt de focales fixes grand angle ultra lumineuses, permettant aussi bien des effets de flous qu’une grande profondeur de champ aux petites ouvertures, mais ce type d’optique est hélas très onéreux face aux petits zooms stabilisés dédiés à l’APS et plus accessibles pour le porte-monnaie.

LA FONCTION QUADRILLAGE OU GRILLE

Certains appareils permettent d’activer une fonctionnalité qui imprime directement dans le viseur un quadrillage. C’est également précieux pour ajuster l’horizon d’une crête de montagne ou d’un rivage lors d’une prise de vue, évitant de pencher à droite ou à gauche : une petite erreur, très courante et agaçante, que l’on peut certes corriger sur son écran à postériori en recadrant, mais qu’un minimum de concentration au moment de déclencher permet d’éviter

APS-C, MICRO 4/3, 24×36 : QUELS ENJEUX ?

Les angles de champ sont calculés pour le plein format, avec un autre format on utilise un facteur de conversion correspondant à la taille du capteur : par exemple un 12 mm cadre comme un 12 mm en 24 × 36, un 18 mm en APS et un 24 mm en micro 4/3.

Il est beaucoup plus économique d’utiliser un 10-24 mm sur un boîtier APS qu’un 16-35 mm en 24 × 36 et la profondeur de champ sera plus étendue. En revanche jouer des flous de grande ouverture est plus difficile.

Attention, le redressement de l’image entraîne toujours un recadrage. Focale 12 mm à f/5,6 sur capteur 24 x 36

RETOUCHE : CORRIGER LES DÉFAUTS OPTIQUES

Au grand angle certains défauts sont fréquents : le vignetage obscurcit les coins de la photo, la distorsion arrondit les lignes droites, et la perspective peut sembler artificielle.

Distorsion et vignetage se corrigent automatiquement avec un boitier performant ou un logiciel identifiant l’objectif. C’est plus délicat pour les problèmes de perspective et notamment pour l’anamorphose qui donne aux personnages des visages déformés sur les bords de l’image.

Si l’inclinaison peut se corriger au prix d’un recadrage – en post traitement dans l’appareil ou sur ordinateur – les meilleurs logiciels peinent sur la déformation des visages et il vaut mieux anticiper le problème en ne prenant pas de photos de personnages collés aux bords de l’image.

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Eduardo

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