Ajouter de la couleur à la mémoire collective. C’est en quelque sorte la mission de Marie-Lou Chatel, qui se définit elle-même comme une « narratrice visuelle ». Elle utilise les outils numériques pour donner des couleurs à des images anciennes, prises en noir et blanc. Il y a, dans cette démarche, une volonté d’améliorer et restaurer des photos qui ont subi l’altération du temps, mais aussi le regard et l’interprétation, purement subjective, d’une artiste. Sans dénaturer l’œuvre originale. Marie-Lou Chatel nous explique en détail les règles de ce fascinant jeu d’équilibriste.
Pourriez-vous vous présenter, nous raconter votre parcours dans le monde de l’image ?
Je suis née en Belgique dans les années 60, dès mes premiers instants, j’ai montré un intérêt marqué pour le monde qui m’entourait, un monde que j’aimais déjà observer avec curiosité. Cet intérêt pour l’observation a évolué au fil des ans en une passion pour l’image et sa capacité à raconter des scènes de la vie. Après des études en histoire de l’art à l’Académie de Namur, qui m’ont permis de comprendre et d’apprécier la richesse de notre patrimoine, j’ai continué à affiner mon sens esthétique à travers la photographie sous la tutelle du professeur Georges Vercheval à l’Académie de Charleroi. Ce parcours m’a non seulement dotée d’une solide connaissance, tant en théorie qu’en pratique, qui s’est avérée indispensable dans mon activité. Mes années à vivre en France et en Suisse m’ont ouvert à diverses cultures et ont développé mon horizon artistique. Je me définirais comme une narratrice visuelle qui ajoute de la couleur à la mémoire collective. Ma technique est de mettre en perspective des images du passé, avec des teintes pour leur donner une différente dimension et permettre de proposer une autre connexion émotionnelle forte avec le présent. Disons que mon travail est à mi-chemin entre celui du photographe, de l’historien et du restaurateur de tableaux anciens.
Qu’est-ce qui vous a mené à la colorisation d’images noir et blanc ?
Je pense que mon aventure a commencé quelque part dans les pages des livres de célèbres photographes pendant mon adolescence. Non seulement je dévorais les bouquins, mais en plus, j’archivais méticuleusement des images en noir et blanc. C’était un peu comme tenir un journal intime, mais au lieu des mots, je collectionnais des photos qui suscitaient ma curiosité à deviner le jeu de couleurs que ces grands chasseurs d’images voyaient eux-mêmes à travers leurs objectifs.Fort de mon expérience avec le logiciel Photoshop, un jour, j’ai découvert par hasard un site Internet d’archives américain proposant des téléchargements gratuits de photos historiques en noir et blanc en haute définition. Je n’en revenais pas – c’était, à mes yeux, la caverne d’Ali Baba. Poussée par la curiosité et l’envie de jouer avec l’Histoire, j’ai commencé par restaurer et coloriser une photo, puis une autre, de Dorothea Lange. Et là, ce fut une révélation : les scènes que j’imaginais en couleurs durant mon adolescence prenaient vie devant mes yeux.Cette expérience a été une source d’exaltation et m’a complètement séduite. C’est ainsi que j’ai pris la décision d’apprendre cet univers passionnant en autodidacte.J’ai compulsé de nombreux tutoriels, visionné des heures de vidéos d’instruction et, armée de ma connaissance de Photoshop, j’ai su affiner ma maîtrise par une pratique quotidienne. Au fil des années, cet apprentissage s’est transformé en expertise depuis plus d’une décennie maintenant.
Quelle est votre ambition, au travers de cette démarche ?
Vous savez, chaque fois que je travaille sur ces images, c’est une aventure très particulière, et, ce qui me touche le plus, c’est ce moment magique où, en zoomant sur les visages, je me trouve face à des émotions intemporelles. Découvrir ces expressions, ces regards qui racontent des histoires, cela réveille en moi une sorte de nostalgie mêlée à de l’empathie, je n’ai qu’une envie, vouloir leur redonner vie. Mon objectif dans le fond est de capturer l’essence de ces instants et de retransmettre leur force émotionnelle à ceux qui les observent.En parallèle, je vise à connecter le visiteur avec le passé. En rendant ces images anciennes attractives, je souhaite inviter à une réflexion sur l’histoire et stimuler une prise de conscience de la richesse d’un héritage culturel. Et si, à travers mon travail, je peux éveiller une curiosité historique, offrir une nouvelle perspective sur une époque révolue ou tout simplement émouvoir, alors je considère ma mission accomplie.
Y a-t-il une « chromie » à laquelle vous seriez attachée et pourriez-vous la décrire ? Le choix des couleurs découle-t-il de l’époque à laquelle la photo a été prise, ou de votre perception ? Il peut y avoir une intention artistique liée au noir et blanc, n’y a-t-il pas parfois un risque de « dénaturer » une prise de vue en la colorisant ?
Le choix des couleurs est unique à chaque photo. Je m’immerge dans le contexte historique, tout en y ajoutant une touche personnelle. Pour cela, je fais des recherches sur l’époque capturée par l’image – les vêtements, les matières, les tendances m’informent sur les teintes à choisir. Mais il y a toujours une part de subjectivité, là où l’histoire est silencieuse, mon instinct artistique parle. Quant à l’intégrité de l’œuvre originelle, je suis très attentive à cela. Le noir et blanc possède sa propre magie, avec des intentions précises du photographe. La colorisation n’est pas une substitution, mais une extension qui permet aux images de s’adresser à la fois à l’imaginaire du passé et à la sensibilité contemporaine. C’est vrai, il y a un risque de laisser notre propre vision coloriser le passé. Je le minimise en respectant l’âme de la photographie, en me rappelant que la colorisation doit servir le récit historique tout en capturant le cœur du spectateur. C’est un acte délicat d’équilibre entre vérité historique et expression artistique.
Avez-vous des influences, des personnes dont vous admirez le travail, du côté des photographes coloristes peut-être ?
Il y a de nombreux photographes dont le talent m’inspire. J’adore regarder les œuvres des pionniers de la couleur, tels que les frères Lumière et Gustave Gain, sans oublier Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii et son procédé révolutionnaire pour saisir la Russie en couleurs. Les œuvres des maîtres tels que Garry Winogrand ou Saul Leiter m’influencent souvent. Leurs visions uniques sont des ressources de valeur qui alimentent et guident mes choix esthétiques. Parmi les coloristes actuels, j’entretiens des échanges avec des professionnels comme Marina Amaral et Jordan Lloyd. Notre travail en synergie, ponctué de partages de techniques et de visions artistiques, nous pousse chacun à affiner davantage notre pratique de la colorisation, toujours avec cet objectif d’authenticité et de fidélité historique.
Il est à la fois question de voir des images autrement, telles qu’on pouvait les imaginer à une certaine époque où la couleur n’existait pas ; mais aussi de conservation, et de restauration, car vous « améliorez » d’anciennes photographies couleurs : pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette partie de votre œuvre ?
Mon travail est un processus délicat qui cherche non pas à transformer, mais à restaurer les images face aux altérations subies au fil des années. Cela implique d’effacer méticuleusement la poussière, les rayures et les autres marques laissées par des décennies, tout en conservant l’essence de la photographie. La colorisation, quant à elle, ajoute une dimension supplémentaire en apportant des teintes cohérentes avec l’époque de la prise de vue, conférant une couche d’authenticité et de réalisme pour le spectateur d’aujourd’hui. Concernant l’amélioration des anciennes photographies en couleurs, le défi est différent, mais tout aussi passionnant. Ici, il s’agit de retrouver les couleurs d’origine qui ont pu être altérées avec le temps ou de restaurer la vivacité d’une photo qui a pâli. La tâche est de restituer avec précision et respect les teintes telles qu’elles étaient vues et imaginées à l’époque de la création de l’image. Cette facette de mon art rend hommage au passé et s’assure que ces témoignages visuels perdurent pour éduquer et intéresser les générations à venir. Chaque intervention que je réalise – avec la restauration – c’est une lutte contre l’érosion du temps. Lorsque j’actualise les couleurs d’anciennes photographies, c’est pour leur redonner un éclat, raviver des teintes qui sans cela risqueraient de s’assombrir irrémédiablement.
Quid du droit à l’image et du droit d’auteur : quelle est la limite de la manipulation d’images ? Comment avoir l’approbation de l’auteur de la prise de vue utilisée et jusqu’où peut-on aller dans la restauration d’une œuvre ?
Notre monde artistique exige attention et rigueur, respecter le droit d’auteur est incontournable. Avant de commencer un projet, je vérifie le statut légal de la photographie ; en général elles sont issues du domaine public, libres de toutes restrictions, incluant la manipulation. En cas d’incertitude, je n’hésite pas à consulter les bibliothécaires d’archives pour des clarifications.Dans mon travail, je cherche constamment l’équilibre entre rester fidèle à l’esprit de l’époque et aux souhaits du photographe tout en proposant une autre perspective, sans jamais remplacer ou dénaturer l’essence de l’image. C’est une question d’équilibre entre l’exactitude historique et l’inventivité artistique. Mentionner le photographe d’origine est une question de respect, c’est la raison pour laquelle je cite systématiquement son nom et le titre de son œuvre sur toutes mes réalisations. Il y a quatre ans, notre petite communauté a été secouée par un incident. Un collègue avait publié des photos modifiées par IA sur diverses plateformes, transformant les expressions de détresse de prisonniers en sourires, faussant le contexte et les émotions réels. Cette manipulation a travesti le message originel et la véracité historique de l’image. Cet événement nous a incités à dénoncer cette pratique et à instaurer une charte éthique pour encadrer notre profession. Celle-ci vise à assurer que les avancées numériques contribuent à enrichir la narration factuelle, sans jamais la dénaturer.
Quelle est la part de recherche, au niveau du contexte dans lequel l’image a été prise ?
La recherche contextuelle est fondamentale dans le processus de la colorisation. Je commence par étudier l’époque représentée, en prêtant attention aux éléments et matériaux de la scène. Cette étape est fondée sur l’analyse des tendances vestimentaires et architecturales de l’époque pour établir ma palette de couleurs. À cette exactitude historique, j’ajoute ma touche personnelle, en utilisant mon intuition pour parvenir à un rendu réaliste qui s’aligne avec le contexte original de l’image. Je prends soin dans la sélection de chaque teinte, visant à recréer l’atmosphère telle qu’elle aurait été perçue à l’époque. Mon objectif est de dépasser le simple acte de colorisation pour proposer une représentation vivante du passé qui semble naturelle à l’œil. Ceci exige une compréhension technique approfondie ainsi qu’une démarche empathique et inventive, me permettant de redonner vie et authenticité des scènes historiques que je revisite.
Pouvez-vous nous décrire votre manière de procéder, à partir d’exemples concrets, aussi bien pour colorer une image N&B que pour améliorer des autochromes et transparents ?
Les meilleurs outils pour métamorphoser d’anciennes photos en profondeur sont de loin une tablette graphique et Photoshop. Le processus est minutieux. Je commence en éliminant tout élément distrayant ou endommagé. Ce travail est un acte de patience où chaque élément est traité individuellement. La procédure suivante est la colorisation (c’est celle que je préfère). Chaque couleur est appliquée en prenant en compte les nuances et la lumière de la scène, et en portant une attention aux textures et matériaux. Je travaille par zones : peau, vêtements, ciel, etc. – en ajustant la saturation et la luminosité pour chaque élément, afin de créer une image harmonieuse et crédible. Concrètement, imaginons une photo de la fin des années 20 présentant une scène de rue. Après la restauration de l’image, je m’attaquerais à la colorisation en commençant par les plus grandes surfaces, comme le ciel et les bâtiments, pour ensuite me concentrer aux détails tels que les visages, les accessoires. Chaque couleur est sélectionnée et mélangée pour correspondre à la réalité d’alors, en référence à des documentations d’époque. Quant aux autochromes et transparents, là aussi, je cherche à rétablir la vivacité d’origine sans dénaturer l’effet que ces premières méthodes de photographie couleur produisaient. L’amélioration consiste à ajuster délicatement la balance des couleurs, la saturation et le contraste pour raviver ces couleurs souvent ternies par le temps tout en conservant l’intégrité de la colorisation d’origine. J’ai essayé les outils d’automatisation basée sur l’intelligence artificielle, je n’ai pas aimé, j’ai rapidement repris mon ancienne méthode où chaque détail de colorisation est réalisé par couche, ce qui, selon moi, génère un effet authentique et personnel impossible à atteindre par des procédés automatisés.
Toi qui es ambassadeur Nikon, peux-tu nous décrire le matériel que tu utilises ?
Cela fait un peu plus de dix ans que je suis avec Nikon. J’ai basculé chez eux pour les performances de l’autofocus. Dès qu’un nouveau modèle sort, je l’utilise. Je veux toujours être à la pointe de la technologie, pour ne pas être pénalisé sur l’aspect technique lors de mes prises de vue. En ce moment, je shoote beaucoup avec le Nikon Z8 parce que je voyage pas mal. Il est un peu plus petit que le Z9 et en termes de performances, photo et vidéo, il fait jeu égal. Au niveau des optiques, j’aime bien avoir une panoplie assez large : le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S, parce qu’il est grand-angle et très à l’aise en basse lumière. Le 24-120 mm f/4 S me permet de couvrir un événement et de faire des prises de vue serrées, sans avoir besoin de changer d’optique, ce qui peut faire rater des photos. J’ai toujours le 35 mm f/1,8 S ou le 20 mm f/1,8 S dans mon sac. J’adore le 135 mm f/1,8 S Plena. Il est incroyable pour les portraits. Les longues focales me permettent de tasser l’arrière-plan et réduire les effets de distorsion, surtout quand je suis dans un environnement urbain. J’ai l’impression de photographier un tableau à chaque fois.
Comment parvenez-vous à faire oublier le traitement des images ? À quel moment vous vous dites, j’ai atteint le résultat souhaité ?
C’est toujours un moment d’émotion lorsque la photo transformée se tient devant moi non plus comme une création numérique récente, mais comme un véritable instantané d’une autre époque. Si je peux contempler l’image sans être distraite par le processus que j’ai appliqué, si les couleurs semblent appartenir à la scène comme elles l’auraient été à l’origine, alors je sais que j’ai réussi. Ce point d’arrivée n’est pas toujours évident ; il m’arrive souvent après une période de réflexion et de recul. De laisser l’image de côté et y revenir plus tard avec un œil neuf, ce qui me permet de voir si quelque chose semble déplacé ou si l’ensemble s’harmonise. C’est un équilibre délicat entre le détail et la globalité, chaque élément doit contribuer à un tout cohérent. En fin de compte, c’est lorsque l’image traitée évoque des émotions et raconte son histoire sans que la technicité de mon intervention soit perceptible, je sais que mon travail est terminé.
Vous êtes référencée sur Yellow Korner : comment faites-vous « vivre » vos images ?
Actuellement, je suis dans une période de pause pour me ressourcer et inspirer mes futurs projets. Cela ne signifie pas que je suis absente de la scène artistique. Au contraire, ces deux dernières années, j’ai eu l’honneur de voir mes œuvres incluses dans trois éditoriaux dont deux participations aux États-Unis et une en République de Chine. Ces collaborations sont une source de joie et de fierté, car elles témoignent de la portée internationale de mon travail et de son appréciation à l’échelle mondiale. J’ai eu l’opportunité de présenter mon travail lors d’une exposition solo à Paris, ainsi que de participer à des expositions collectives à Rome et Barcelone. Mes œuvres ont également été choisies à plusieurs reprises par la plateforme Artlimited, et j’ai été finaliste à deux importants concours, dont le prix Julia Margaret Cameron, cette reconnaissance a été très particulière. Cet été, si les circonstances le permettent, plusieurs de mes pièces seront mises à l’honneur dans une exposition dans le sud de la France. Ce sera une étape importante pour partager à nouveau ma passion pour la colorisation après une période d’introspection bénéfique. S’agissant de ma présence sur les réseaux sociaux, mon retrait de Facebook et Instagram est le reflet de divergences croissantes avec mes valeurs – ces plateformes se sont éloignées de ce que je recherche pour la diffusion de mon art. En revanche, je continue d’apprécier et de rester fidèle sur Artlimited et d’autres espaces qui partagent et soutiennent ma vision artistique. Quant à Yellow Korner, ma présence dans leur collection demeure une forme de reconnaissance et constitue une belle vitrine pour toucher un public diversifié, sans pour autant représenter l’intégralité de ma démarche créative.
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L'Avis de Phox sur Marie-Lou Chatel, Coloriste d'Exception
Chez Phox, nous sommes fascinés par le travail de Marie-Lou Chatel, une véritable narratrice visuelle. Sa capacité à redonner vie aux images historiques en noir et blanc en les colorisant avec une précision artistique est une forme unique de conservation de la mémoire collective. Elle parvient à maintenir l’intégrité des œuvres originales tout en y apportant une touche contemporaine, offrant ainsi une nouvelle connexion émotionnelle avec le passé. Sa maîtrise des outils numériques et son amour pour l’histoire se reflètent dans chacune de ses créations.
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Résumé de l'Article
Marie-Lou Chatel, coloriste et restauratrice d’images, utilise son expertise pour transformer d’anciennes photographies en noir et blanc en œuvres vibrantes et vivantes. Elle puise dans ses connaissances historiques et artistiques pour sélectionner des couleurs fidèles à l’époque tout en ajoutant sa touche personnelle. En plus de la colorisation, elle restaure les images pour effacer les marques du temps, permettant ainsi aux générations futures de découvrir ces fragments du passé. Sa démarche vise à reconnecter le public avec des moments historiques tout en suscitant réflexion et émotion.
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Une Ouverture vers l'Avenir de la Colorisation et de la Photographie
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